J'y suis, j'y reste !
Le saviez-vous ? Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Alors pour étoffer votre culture générale et briller le matin devant vos collègues à la machine à café,plongez-vous dans notre rubrique du mercredi. Aujourd'hui, la rédaction vous explique l’origine de la citation « J’ysuis, j’y reste ».
« J’y suis, j’y reste ! ». Qui n’a jamais utilisé cette expression pour signifier sa détermination à ne pas décamper de l’endroit où il se trouve ?
La légende veut que cette expression fût prononcée pour la première fois, il y a 160 ans, par le général de Mac-Mahon, à l’occasion de la prise du fort de Malakoff, à Sébastopol. En ce milieu du XIXème siècle, la guerre de Crimée (1854-1856) oppose la Russie aux troupes alliées (Français, Anglais, Turcs et Sardo-Piémontais). Le siège de Sébastopol dure déjà depuis plusieurs mois lorsque le général de division Patrice de Mac-Mahon débarque à la tête de ses troupes, en août 1855. Il a en charge la prise de la forteresse de Malakoff, pièce maîtresse du dispositif de défense de Sébastopol.
Le 8 septembre, à midi, le général de Mac-Mahon choisit de donner l’assaut à la tête de ses zouaves. Après d’âpres combats, les soldats français parviennent à s’emparer du fort. De Mac-Mahon, au sommet de l’ouvrage, plante son épée et le fanion de la 1e division française. Mais alors que les Russes déposent les armes, un officier anglais est dépêché auprès de lui et lui demande de se retirer au plus vite, car l’endroit est miné. C’est à ce moment-là que de Mac-Mahon aurait déclaré : « J’y suis, j’y reste ! ». Son exclamation restera dans l’histoire.
Cette prise de Malakoff déclenche le début de l’assaut général contre les autres positions fortifiées russes et, quelques mois plus tard, la fin de la guerre.
« J’y suis, j’y reste » deviendra par la suite la devise du 3erégiment de zouaves qui combattit alors à Malakoff, puis à Verdun en 1916 et en Tunisie en 1943.

