Le mot de Cambronne
Le saviez-vous ? Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Alors pour étoffer votre culture générale et briller le matin devant vos collègues à la machine à café, plongez-vous dans notre rubrique du mercredi. Aujourd'hui, la rédaction vous explique l’origine du fameux mot de Cambronne.
18 juin 1815. Napoléon a fui. La bataille de Waterloo est perdue. Cernés de toutes parts, les bataillons de la Vieille Garde refusent de céder. A la tête de ces hommes, Cambronne. Ce général d’empire, qui s’est illustré durant les guerres napoléoniennes, refuse de se rendre en dépit des sommations anglaises. Le général ennemi, Colville, lui ordonne de déposer les armes. Il lui aurait alors fièrement répondu : « La garde meurt mais ne se rend pas ! » Colville insiste encore, et c’est alors que Cambronne lui aurait répondu d'un court mais clair : « Merde ! »
Personne ne sait si ces mots ont été réellement prononcés. Mais les jours suivants la bataille, la légende prend corps dans la presse parisienne, puis à la Chambre des députés. Le mot permettait surtout de se consoler de la défaite par un acte de bravoure mêlé de panache.
Le « mot » devint aussitôt un élément de la légende napoléonienne, que Victor Hugo acheva d’immortaliser dans les Misérables (1862), en écrivant : « L’homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c’est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre. » Depuis le « mot de Cambronne » est resté une manière indirecte de dire m… dans une situation difficile.
Source : Les expressions qui ont fait l’histoire, Edition Librio

