Le saviez-vous ? Derrière beaucoup de coutumes, usages, traditions et expressions militaires se cachent bien souvent des anecdotes insolites, amusantes ou historiques. Alors pour étoffer votre culture générale et briller le matin devant vos collègues à la machine à café, plongez-vous dans notre rubrique du mercredi. Aujourd'hui, la rédaction vous explique la face cachée du V de la victoire.
On connait tous les V de la victoire, notamment depuis que Winston Churchill l’a rendu célèbre à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, tout le monde le fait, mais attention, il ne s’agit pas de se tromper en l’exécutant !
Même avec un grand sourire, un V de la victoire réalisé paume vers vous peut prendre des proportions malheureuses dans les pays anglo-saxons, puisqu’il s’agit, ni plus ni moins, d’un geste d’insulte. Mais d’où cela vient-il ?
Pour le comprendre, il faut remonter au plus long conflit qui a opposé les Français aux Anglais : la guerre de Cent ans, de 1337 à 1453. À cette époque, les Anglais dominent le champ de bataille grâce aux arcs longs (longbow) de leurs archers. La puissance et la précision de ces arcs confèrent aux Anglais un avantage sur la cavalerie française. Ainsi, lors de la bataille d’Azincourt, en 1415, notre cavalerie est décimée par une pluie de flèches provenant du camp anglais.
Pour contrer cette supériorité, les Français prennent l’habitude de sectionner systématiquement l’index et le majeur des prisonniers anglais, afin que ceux-ci ne puissent plus jamais décocher la moindre flèche.
De leur côté, en signe de défiance et d’insulte, les archers anglais prennent l’habitude de commencer les batailles en exhibant leurs deux doigts pour provoquer les Français, et ainsi leur montrer qu’ils n’ont jamais été capturés. Les Anglais ont depuis gardé cette tradition et expriment leur colère en faisant ce signe du V, la paume tournée vers le visage.

