Des GENERAUX et OFFICIERS brisent L’omerta de "La grande muette", ils osent l’ouvrir….Conséquence:Epuration en cours!
ENFIN, LA GRANDE MUETTE COMMENCE à PARLER :
Il faut parfois écouter les militaires …Et il faudrait qu’ils nous entendent.!! Surtout quand ils parlent en connaissance de cause :
Ils savent mieux que les journalistes ce qu’est la guerre et QUI est l’ennemi … Et ils n’ont pas d’électorat à séduire, eux …
Alors, au lieu de les prendre pour des ringards, écoutons ce qu’ils ont à dire … dans leur domaine de compétence, et tâchons d’en tenir compte.
Ça y est, même de hauts gradés commencent à en parler ….
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A) Général Antoine-Roch Albaladéjo, Ancien De La Légion Etrangère :
Quelques éléments de réflexion sur l’affrontement avec les islamistes.
1. Ouvrir les yeux et admettre une bonne fois pour toutes que les islamistes ont déclaré la guerre à l’occident, avec la France en première ligne. Se persuader que cette guerre ne se fera pas sans mort, sans prise d’otages, d’autres attentats, qu’elle se fera aussi chez nous et donc qu’il faudra nous montrer plus vigilant et moins vulnérable y compris émotionnellement. Savoir que notre ennemi trouvera parmi nous des sympathisants et des complices dans tous les milieux et en plus grand nombre que ce ne fut le cas pour le FLN.
2. Cesser de reculer devant les exigences toujours plus grandes de ces extrémistes et de leurs complices, qui, en affaiblissant notre culture et en imposant la leur, cherchent surtout à tester et à saper notre esprit de résistance.
3. Agir en portant le fer là où apparaît un furoncle : - une immigration débridée qui rend insolubles les problèmes du logement, du chômage, de la dépense publique, ça se contrôle. - des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, ça se sanctionne- des quartiers qui caillassent les représentants de l’État, qui rackettent les artisans, ça se neutralise - de discrètes écoles coraniques qui forment les djihadistes de demain, ça se ferme - des clandestins, ça s’expulse, surtout les délinquants - des subventions à toutes ces associations qui font leur beurre dans l’anti-France, ça se supprime, et …on revoit nos programmes d’histoire, on jette la repentance aux orties, on laisse la transparence aux vitriers … etc. etc.

4. Et ne me dites pas qu’il s’agit là de racisme, de fascisme ou d’extrême droite! Il s’agit de légitime défense et de résistance dans le respect de la loi, ni plus, ni moins ! Vous pensez sans doute que ce n’est pas demain la veille ? …. …. Je crois néanmoins que, sans un sursaut, le pays de la douceur de vivre, le plus beau pays du monde, risque fort de disparaître dans d’atroces soubresauts ou dans une coupable et morne résignation, pour être remplacé par une autre que certains, et pas des moindres, semblent appeler de leurs vœux, on se demande pourquoi, et qui commence à faire peur.
Mais je me trompe peut-être …
J’aimerais tellement avoir tort …
Enfin, réfléchissez, ne soyez ni sourds, ni aveugles, ni muets.
Général Antoine-Roch Albaladéjo – Légion Étrangère
B) Propos du général Lalanne-Berdouticq, en clôture d’un séminaire à l’I.H.E.D.N. (Institut des Hautes Études de la Défense Nationale)
Le discours que nous reproduisons ci-dessous a été prononcé par le général Lalanne-Berdouticq (ancien commandant du 3ème régiment étranger d’Infanterie et ancien chef du bureau de liaison de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban – FINUL 2), lors de la clôture d’une récente session de l’IHEDN. (C’est intelligent, plein de bon sens, brillamment construit et d’une limpide clairvoyance. C’est la vision d’un stratège éclairé, libre de tout dogme et de toute entrave intellectuelle, raisonnablement optimiste mais terriblement inquiet aussi de la lente dérive de son pays.)
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Après ces dix-huit jours inoubliables à travailler ensemble, à vous forger des amitiés dont certaines seront définitives, à voir les choses différemment, voici ce que, comme votre « entraîneur » et un peu « ouvreur de voie », je voudrais vous dire. En toute liberté bien sûr et avec mon franc-parler habituel !
Le monde est complexe et dangereux
Il est loin des « blocs » que nous avons connus des décennies durant, aussi bien que de la « fin de l’histoire » que l’on nous annonçait voici vingt ans, et encore plus loin de la « paix définitive » qui aurait permis « d’engranger les dividendes de la paix » chers à des hommes à la courte vue. Ce monde, notre monde, reste dangereux. Comme les prophètes que personne n’écoutait dans les années 1930, je ne cesse de dire que le décuplement des dépenses militaires en Extrême-Orient depuis dix ans devrait nous inciter à mieux surveiller les diminutions insensées que subissent les nôtres. Dans l’Histoire en effet les mêmes causes produisent les mêmes effets et il y a donc tout à craindre des abandons qui se produisent chez nous. Mais encore faudrait-il voir le monde comme il est et non comme beaucoup voudraient qu’il soit.

Méfions-nous du « prêt à penser »
Il est presque toujours faux et ordonné à des fins peu recommandables.
Non le Kosovo n’est pas meilleur après la campagne qu’y ont conduite les alliés en 1999, montée suite à une incroyable guerre d’intoxication médiatique diabolisant les Ser et présentant les Albanophones comme des anges persécutés… Il en résulta la fondation du premier pays[1] presque totalement mafieux du continent européen, dont la population originelle, serbe, a été sans pitié chassée de chez elle dans le silence des médias ; ses monastères détruits et ses maisons incendiées. Non l’Afrique d’aujourd’hui ne vit pas mieux que du temps de la colonisation, à commencer parce que l’esclavage (personne ne le dit) et les massacres ethniques sont repartis de plus belle et que bien des Etats officiellement constitués sont en faillite aussi bien financière
que politique. Non la Libye d’aujourd’hui n’est pas meilleure que celle d’hier, puisque au demeurant elle n’existe tout simplement plus, et que son tyran a été remplacé par d’autres, en plus grand nombre. Non la démocratie occidentale n’est pas applicable à tous les continents et à tous les pays. D’abord parce que ce n’est pas un système unique (voyez comme la nôtre est différente de celle des Etats-Unis ou d’Israël, ou bien encore de la Grande-Bretagne) ; ensuite parce que ce système politique ne peut s’épanouir qu’au sein de peuples voyant la personne comme un individu et non comme une partie d’un tout (société personnalistes contre sociétés holistiques)… Dans les grandes questions du monde……n’oublions jamais de considérer le paramètre démographique. Il est capital et le silence des médias et des analystes sur ces sujets en dit long sur l’aveuglement, qui ne peut qu’être volontaire, de nos élites autoproclamées. Ainsi, quel est l’avenir de l’Allemagne, qui aura perdu sept millions d’habitants en 2030 et se verra peuplée en grande partie de ressortissants d’origine turque ? Sera-t-elle-la même ? On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques. Enfin, oublie-t-on qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol ? Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Egypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20% de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02%, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, déjà cités (90% de la population en 1900 et moins de 10% aujourd’hui) !
Hors les idéologues, qui peut être assuré qu’en France, nous sommes à l’abri de tels phénomènes ? Refuser d’examiner la question sous couvert de mots en « isme » est singulièrement irresponsable. Or, entendons-nous que l’on pose cette question ? Non. Considérons aussi l’incroyable effondrement démographique de nos voisins Italiens et Espagnols et tentons d’imaginer ces deux pays dans trente ans ! « Il n’est de richesse que d’hommes », dit le proverbe. Que sera la civilisation occidentale si, dans trois siècles, des touristes visitent nos cathédrales sans que personne ne puisse leur expliquer le sens d’un Christus pentocrator dont ils contempleront la sculpture sur le tympan, ainsi que cela se passe pour les églises de Cappadoce, alors que plus aucun chrétien ne vit aux alentours ?
Rien n’est définitif dans l’histoire des hommes, pas plus le tracé des frontières que les peuples qui s’abandonnent et doutent d’eux-mêmes. Enfin, cessons de nous croire à l’abri des menaces militaires….. au motif que nous possédons d’admirables sous-marins nucléaires. La guerre est bien de retour et le fracas des combats des Balkans, maintenant assourdi, nous rappelle qu’elle peut s’inviter dans des contrées européennes très proches, et pourquoi pas chez nous ? Qui peut ignorer que si tout le monde (tout le monde, sauf nous !) réarme sur la planète, c’est bien pour quelque raison ! Et l’Europe, direz-vous ! Fort bien, mais l’Europe n’est sur le plan militaire qu’une addition de faiblesses, vous le savez. Ajouter des faiblesses à d’autres faiblesses n’a jamais constitué une force mais bien une faiblesse plus grande encore [2] ! Comme le disait, je crois, Roosevelt au moment de la Grande dépression, puis au début de l’engagement américain dans la 2e guerre mondiale, « Ce que nous devons craindre le plus au monde, c’est la peur elle-même ». Or, l’histoire nous enseigne que les populations qui ont peur de la mort sont celles qui disparaissent de la surface du globe.
Notre manière « d’évacuer » la mort de la vie sociale est effrayante en elle-même, car un jour ou l’autre nous devrons combattre pour notre vie, et donc la risquer. Ne pas s’y préparer c’est nous assurer de perdre cette vie à coup sûr. Cela s’appelle la lâcheté, qui n’a jamais attendri aucun adversaire déterminé ; jamais, bien au contraire. Rappelons-nous avec honte que certaines erreurs peuvent être commises puis recommencées : la République naissante déclara la guerre illégale en 1791 et se trouva en conflit avec l’ensemble de ses voisins deux ans plus tard. En 1928, à la Société des Nations, cet ancêtre de l’ONU, le « Pacte Briand-Kellog » déclara la guerre « criminelle » à la face du monde. Onze ans plus tard aussi bien la France que la Grande-Bretagne étaient acculées à une mobilisation générale dans des conditions désastreuses, pour aboutir à ce que l’on sait : l’occupation de toute l’Europe sauf la Suisse, et aussi les camps de concentration. Nous n’avions pas voulu lire Mein Kampf, non plus que méditer les pensées de Lénine et voir les camps soviétiques, qui mèneraient l’un à Katyn et l’autre à Treblinka ou Sobibor. « Le droit sans la force n’est rien, la force sans le droit c’est la tyrannie » disait à peu près Pascal.
Souvenons-nous-en.
Enfin, je voudrais insister sur le sens des mots. Discutant avec plusieurs d’entre vous pendant la session j’ai une nouvelle fois constaté que les mots n’avaient souvent pas le même sens pour l’un et pour l’autre. Je pense à un échange récent sur le mot République dont mon partenaire me disait que « Pour lui la république c’était… ». Or, là est le danger : nous n’avons pas à dire que « Pour nous » un mot veut dire telle chose ; nous devons au contraire nous référer à sa définition exacte sinon plus aucun échange n’est possible. Reprenant l’exemple de la République, je lui disais que celle-ci se définit par trois critères et seulement trois : Un gouvernement collégial, qui obéit à des lois, et dont le mode de succession n’est pas dynastique. Un point c’est tout. La république romaine était-elle démocratique ? Non, mais c’était tout de même une république. Donc, ne confondons pas les mots les uns avec les autres. Ainsi de la démocratie[3], qui peut parfaitement trouver sa place dans un système monarchique comme en Grande-Bretagne et ainsi de suite. À notre époque où le dialogue semble érigé à la hauteur de vertu et de principe cardinal des relations sociales, travaillons donc à ce qu’il qu’il soit possible au travers de mots employés dans leur juste sens. Nous aurons alors fait un grand pas vers la clarté et de saines relations interpersonnelles. J’insiste : cette question de la précision du vocabulaire est absolument essentielle si l’on y réfléchit bien.
En conclusion :
-Il nous faut chasser l’idéologie, quelle qu’elle soit ; de « droite » ou de « gauche ». C’est une maladie mortelle de l’esprit car elle fait voir la réalité au travers de systèmes d’idées, qui sont autant de lunettes déformantes. A l’idéologie il faut opposer le principe de réalité qui veut que les choses soient ce quelles sont, que cela nous plaise ou non. Alors on peut agir en espérant ne pas trop se tromper. Il n’y a pas de bons camps de concentration (cubains, nord-coréens, chinois) dont on ne parle jamais, et de mauvais, les nazis, dont il faut sans cesse se souvenir. Il y a eu et il y a des camps de concentration où des innocents sont morts et meurent encore dans des conditions atroces. Il n’y a pas l’antisémitisme, évidemment condamnable, des « néonazis », et sa variété excusable, celle des « islamistes », qui est passée sous silence. Il y a l’antisémitisme (qui d’ailleurs est un antijudaïsme), un point c’est tout. Au nom de quoi devrait-on condamner « l’islamophobie » si l’on ne le fait pas de la « papophobie » ou de la « christianophobie » ? A-t-on vu un chrétien Chaldéen ou un Melchite se faire sauter dans une mosquée d’Irak ? Un seul ? Dès lors, comment mettre sur le même pied « les » intégrismes? Il existe quand même une différence de nature entre un zélateur d’Al Quaeda et un Mormon, je crois. Distinguer souverainement le bien du mal, ne pas mettre à égalité le bon et le mauvais s’appelle aussi : Liberté. Il nous faut être convaincu que la France est et reste une grande puissance. Du moins si elle continue de le décider. Aujourd’hui, combien de pays ont-ils une représentation diplomatique dans le monde comparable à la nôtre ? Un seul. Combien de pays disposent-ils de sous-marins lanceurs d’engins totalement conçus, fabriqués, maîtrisés par leur gouvernement national dans le monde ? Trois, et pas la Grande-Bretagne. Combien de pays disposent-ils de porte-avions de premier rang à catapulte avec une flotte aérienne adaptée, moderne et entrainée ? Deux. La France est au premier rang de toutes les grandes négociations mondiales, elle dispose d’un siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ses avions volent dans tous les cieux de la planète. Elle est au premier rang de la technique, de l’art, de la littérature.
Elle est au premier rang des pays possédant un patrimoine multiséculaire, admirable et entretenu. Elle est au premier rang de certains travaux de recherche, elle inonde une partie du monde de son rayonnement culturel, artistique, commercial, d’influence, et ce depuis neuf siècles sans discontinuer ! Quand la France parle, on l’écoute, parfois on la jalouse et on la brocarde de temps en temps, mais on l’écoute et son message est souvent reçu. C’est un fait…..Cependant… restons modestes et cessons de donner des leçons au monde entier, car, comme d’autres, nous n’avons pas que des qualités. Le blanc de notre drapeau n’est hélas pas immaculé. Nous avons aussi de graves défauts : nous sommes souvent arrogants, légers, hâbleurs, désunis, insupportables. Nous voulons répandre les Droits de l’Homme sur le monde, mais nous avons inventé le génocide sous le terme de populicide, puis l’avons mis en œuvre en Vendée en 1793. Nous sommes (avec raison) pour la tolérance religieuse, mais… des Dragonnades de Louis XIV [4] aux « baptêmes républicains » de Carrier à Nantes ou aux lois d’Emile Combes en 1905[5], nous savons aussi persécuter nos concitoyens pour leurs convictions religieuses… Cependant et tout bien considéré, soyons fiers de ce que nous sommes, mais avec mesure. Soyons fiers de notre héritage multiséculaire, en ayant conscience de ce que nous sommes les « débiteurs insolvables » des richesses léguées par nos ancêtres. Nous ne pourrons jamais rembourser cette dette, qui nous oblige. Mais soyons aussi convaincus que cet héritage est fragile et peut s’effondrer en quelques années, voire quelques mois si des événements dramatiques venaient à se produire et auxquels nous n’aurions pas fait face à cause de notre impréparation, de notre inconscience, ou par inconsistance ou imprévoyance. Voyez comme s’est écroulé l’Ancien régime en quelque semaines[6], ou encore le tsarisme, le communisme, la Vienne impériale, sans parler des empires romain, moghol, khmer ou aztèque… Ce formidable patrimoine, notre patrimoine (matériel et immatériel) est fragile et se trouve entre nos mains. Alors restons vigilants et combattons les idées dangereuses pour l’avenir, tout en travaillant d’arrache-pied à l’unité de notre nation, qui en a de jour en jour plus besoin.
Nous savons de mémoire séculaire, depuis Bouvines pour le moins, que la France unie est victorieuse des défis. Désunie elle se dissout et, qui sait, pourrait disparaître. Cela ne se doit pas.
Alexandre Lalanne-Berdouticq
[1] Grand comme un département de chez nous : 10 000 km2 et un million d’habitants…
[2] Dix estropiés au départ d’un cent mètres olympique ne feront pas un champion !
[3] Dont la caractéristique essentielle est que le siège de la souveraineté se tient « dans la personne du peuple », qui délègue ou non son autorité à des mandataires (démocratie directe ou indirecte).
4] Contre les Protestants
[5] Contre les Catholiques
[6] Il a succombé à des crises multiples et simultanées : économique avec des dettes abyssales et une fiscalité inopérante et injuste, une défiance du peuple dans ses élites qui ne le représentaient plus, l’incapacité du système à se réformer et un pouvoir impuissant qui refusait de voir la réalité. Comparons avec aujourd’hui…
C) - Général Jean-Claude Thomann, ancien commandant de la Force d’action terrestre :
L’armée démantelée par les politiques : militaires, nous ne sommes pas des "idiots utiles" ! – la disparition progressive de l’institution militaire de notre paysage politique et sociétal pose de nombreuses et inquiétantes interrogations.- Liés par un devoir de réserve très extensif et bien commode, les militaires déplorent et pourraient un jour ne plus supporter d’être des "idiots utiles" pour la majorité d’une classe politique qui se dispense allègrement de leurs avis, voire de leur savoir-faire, dans un domaine où pourtant leur expertise devrait retenir l’attention. Elle oublie ainsi que "les armées ont fait la France". – Alors que la crise du sens collectif subvertit la cohésion nationale, l’institution militaire fabrique du lien et l’indispensable mythe qui fonde une communauté nationale aujourd’hui soumise à de multiples forces centrifuges.- Investir dans l’institution militaire en privilégiant l’homme sur la course effrénée et intenable à la très haute technologie, c’est aussi investir dans la jeunesse, dans les territoires et dans la transmission du sens collectif. Nous prenons exactement le chemin inverse, par des décisions technocratiques et budgétaires qui ignorent délibérément les véritables enjeux de la Défense en profitant de la méconnaissance, génératrice d’indifférence, de nos concitoyens.

D) Magnus Martel, commandant
Pourquoi si peu de militaires osent-ils dénoncer la situation actuelle de l’armée ? À cause de leur devoir de réserve ?
Cela reste un mystère. Y compris pour votre serviteur. Pourtant, je peux vous assurer que chaque jour que Dieu fait, ça râle dans les popotes. Le problème essentiel tient au fait que si les militaires sont courageux physiquement, ils ont oublié qu’ils exerçaient un sacerdoce au service d’une terre et d’un peuple et non d’un gouvernement. Cela étant, ce devoir de réserve est plus que jamais imposé par des politiciens qui redoutent les forces armées et l’on constate tristement que la parole est beaucoup moins libre aujourd’hui qu’elle l’était dans les années 1930. La « grande muette » conserve plus que jamais son appellation.

Les opérations extérieures auxquelles notre armée participe ne prouvent-elles pas qu’elle est encore opérationnelle ?
Opérationnelle pour quoi ? Par rapport à quoi ? Cela dépend avant tout de la nature de l’adversaire. À quelle armée digne de ce nom l’armée française a-t-elle été confrontée depuis la chute de l’URSS ? Quant à l’engagement en Afghanistan, l’opération est loin de constituer un succès. Lors de l’embuscade de la vallée d’Uzbin à l’été 2008, c’était la première fois depuis très longtemps que notre armée perdait autant de soldats en si peu de temps ! Alors, bien sûr, il arrive que notre armée, à force de système D, de volonté et de ténacité fasse de véritables miracles. Comme au cours de l’opération Serval au Mali. Mais sérieusement, quel ennemi avions-nous face à nous ? Un adversaire certes déterminé, mais très loin de disposer de capacités militaires équivalentes aux nôtres, dans un pays permettant difficilement de se mettre à l’abri. Au final, il est même permis de penser que cette victoire éclair aura nui à notre armée en donnant à penser à l’opinion comme au politique que nos forces étaient suffisamment opérationnelles et qu’il était encore possible de gratter dans les effectifs.

Vous paraissez très alarmiste… Les progrès de l’armement ne peuvent-ils suppléer à la réduction des effectifs humains ?
Il est alarmiste parce que la situation l’exige. Les progrès de l’armement sont nécessaires, mais ils ne suffisent pas. L’Allemagne hitlérienne l’a appris à ses dépens. En outre, plus les armements sont sophistiqués, plus ils sont coûteux et moins nous pouvons nous en offrir. Songez qu’au train où vont les choses, notre pays ne disposera bientôt pratiquement plus de chars Leclerc. Or, la conservation d’un spectre le plus large possible d’armements et de capacités militaires est une absolue nécessité pour un pays qui entend compter sur la scène internationale. Au final, et quelle que soit la qualité de notre armement, il sera toujours nécessaire de déployer du fantassin pour contrôler le terrain. Pour autant, il convient de ne pas tomber dans l’excès inverse en sacrifiant la technologie au nombre. Il est tout de même assez navrant de voir un général, ancien directeur de l’École de guerre, militer pour une sortie de notre pays de la dissuasion nucléaire, au motif que cela permettrait de réaliser des économies au bénéfice des forces conventionnelles.

Quoi de nouveau dans votre livre ?
L’incontestable nouveauté, c’est que je ne me contente pas de dénoncer, mais de proposer des solutions pour enrayer ce déclin. Aujourd’hui, comme d’autres dans la vie civile, je milite clairement pour un rétablissement de la conscription, seule à même de réaliser de substantielles économies tout en inculquant aux jeunes Français des valeurs en même temps qu’un véritable esprit de défense. Les dirigeants de ces trente dernières années se sont comportés de façon absolument lamentable envers notre pays. Il n’y a cependant pas eu un gouvernement plus néfaste qu’un autre. Tous l’ont été ! Tous ont apporté leur pierre à la lapidation de notre dernier véritable outil de souveraineté. Tous ont trahi et tous seront jugés et, je l’espère, définitivement condamnés par l’Histoire.
E) Un général US qui lui y va pas par 4 chemins

Guerre froide….ok mais il oublie la grande guerre civile européenne de 1914 à 1945 qui elle était bien chaude et a détruit la fleur de notre jeunesse européenne!
F) Même un général de gendarmerie ouvre son clapet, faut que ça remonte de par la base pour que ces ronds de cuirs découvrent l’eau chaude!

Devant des députés, le général Soubelet, n°3 de la gendarmerie, a déploré que les délinquants «profitent du système» (sans blague?????) et a noté que «les gendarmes sont inquiets ( ça les empêche pas de continuer à s’acharner sur le peuple des honnêtes gens) car on prend plus soin des auteurs que des victimes».
Celà me fait mal de vous renvoyer au site d’un journal des merdias du système mais bon ,une fois n’est point coutume: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/01/06/01016-20140106ARTFIG00569-delinquance-le-severe-constat-d-un-general.php
Mais comme nous sommes en République Démocratique A-française (RDA) , ce brave général républicain démocrate français aurait du non seulement se la boucler mais en plus mentir car il est condamné par son ministre et sera sanctionné: http://www.armee-media.com/2014/01/09/valls-condamne-le-messager-le-general-soubelet-paiera-le-prix-de-la-verite/
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Réaction de l’équipe franc/mac du ministère Ledrian
2014 : l’année du grand mercato des généraux
L’année 2014 devrait être marquée par un sérieux renouvellement de la haute hiérarchie militaire. Il est probable que le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, quitte son poste avant la date prévue du 10 juillet prochain. Au terme de quatre années passées à ce poste – qui faisaient suite à plus de trois ans comme chef d’état-major particulier à l’Elysée – l’amiral prendrait la direction de l’ODAS, une entreprise parapublique spécialisée dans les contrats avec l’Arabie saoudite. Il y succéderait à l’amiral Oudot de Dainville, ancien chef d’état-major de la marine. L’ODAS est au centre des négociations pour de grands contrats portant notamment sur l’équipement de la marine saoudienne en frégates (Fremm) et sous-marins d’attaque.
Qui succédera à l’amiral Guillaud ? La décision n’est pas prise – ou en tout cas pas connue. Un nom revient avec insistance, celui du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, comme nous nous en étions fait l’écho en septembre. Il semble bien placé pour devenir le prochain Cema, même si le général Pierre de Villiers, l’actuel major général des armées, reste dans la course. Toutefois, une nomination surprise n’est pas à exclure : elle traduirait la volonté du politique et du ministre de la défense de montrer qu’il est le vrai patron ! D’autres noms sont évoqués, comme celui du général Olivier de Bavinchove.
Autre poste de premier plan, celui de chef d’état-major particulier du président à l’Elysée. Le général Benoit Puga est à son poste jusqu’à la fin du mois d’aout. Sera-t-il prolongé ? C’est possible, car il jouit d’une grande confiance de la part de François Hollande. Il se dit qu’il aimerait succèder au général Jean-Louis Georgelin, à la grande chancellerie de la Légion d’honneur, nommé pour six ans, c’est-àd-ire jusqu’en juin 2016.
Un homme aspire à succèder à Benoit Puga, le général Didier Castres (sous-chef opérations à l’Ema) qui connait bien l’Elysée pour y avoir été en poste à l’EMP. En fonction de l’équilibre entre les armées, un amiral, parmi les plus hauts gradés de la Marine, pourrait également y prétendre. L’idée, un temps évoquée, de changer le format de ce poste pour le confier à un général trois étoiles (au lieu de cinq actuellement) semble avoir été abandonnée. Dans l’armée de terre, le chef d’état-major Bertrand Ract Madoux atteindra la limite d’âge cet été. Pour l’heure, il n’y a pas de successeur qui s’impose, même si les postes de grands commandeurs seront en conséquence impactés. D’autant que le Gouverneur militaire de Paris, le général Hervé Charpentier arrive lui aussi en finale… Évidemment, si le général Mercier est nommé Cema, cela ouvrira sa succession à la tête de l’armée de l’air. Cela pourrait être l’occasion d’une petite révolution avec la nomination d’un non-pilote de chasse. Le général Thierry Caspar-Fille-Lambie, un transporteur, en a, par exemple, toutes les qualités. Parmi les postes importants confiés à des généraux, celui de directeur de cabinet de la DGSE, en fait numéro 2 du service, pourrait également changer de titulaire. Le poste est actuellement détenu par le général Fréderic Beth.
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Loi de programmation militaire : pour le général Ract-Madoux, " une érosion budgétaire peut rendre le projet caduque ":

tout ici: http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2014/01/22/general-ract-madoux-12621.html
Analyse technico-militaire pure!









